ALIENOR FEIX
La voix sans intermédiaire
 
On la remarque pour son timbre dense et riche, sa très forte présence scénique et son jeu toujours juste et sensible. La mezzo-soprano Aliénor Feix s’est illustrée dès 2019 à la sortie du conservatoire en interprétant le rôle-titre dans Jules César de Haendel lors d’une production lyrique du CNSMDP, puis à l’opéra de Tours dans le personnage de Dorabella avec Benjamin Pionnier à la baguette, et en Chérubin à Lille dans une adaptation des Noces, sous la direction de Quentin Hindley et Lucie Leguay. D’une famille de musiciens, Aliénor Feix a découvert le son de la voix et le plaisir vocal par l’expérience, sans initiation préalable :
 
 
« on écoutait très peu d’opéra ou de chant à la maison, je l’ai abordé de manière brute, sans l’intermédiaire du disque. »
 
La passion de l’opéra
 
L’expérience d’Aliénor Feix débute auprès de la maîtrise du conservatoire tout d’abord, puis se développe à l’occasion de projets proposés par une professeure de l’établissement : une introduction précoce à la scène pour chanter dans les chœurs de la Bohème. En parallèle de sa formation en histoire de l’art et philosophie, Aliénor a continué ses études au Conservatoire, avant d’entrer en 2012 dans la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Lionel Sow.
 
 
« C’est une personne très humaine qui m’a tout de suite fait travailler auprès de lui l’été dans un répertoire plus opératique. »
 
 
Cette formation s’est poursuivie par un cursus au CNSM de Paris dans la classe d’Elène Golgevit ; un tremplin vers une carrière en éclosion et de nombreux engagements.
 
Engagement et modernité
 
C’est la troupe et le jeu qui ont appelé Aliénor Feix vers le métier de chanteuse. Elle s’inscrit pleinement dans une nouvelle génération d’artistes, celle qui fait de son art un bien accessible jamais en-dehors du monde, celle qui envisage la scène dans un rapport total.
 
 
« Je suis inspirée par des chanteuses comme Kate Lindsey pour sa voix incroyable, et son entièreté dans le jeu. »
 
 
Pour Aliénor Feix, la scène est un lieu d’ouverture et de multiplicité : celui de la danse qu’elle a beaucoup pratiqué, ou du théâtre qui attise ses recherches et son intérêt.
 
Cultiver la polyvalence
 
L’attirance pour les œuvres riches et complexes dans la structure s’affirme très nettement dans les inspirations d’Aliénor Feix. Les Vêpres de Monteverdi, la Tétralogie, les Gurrelieder de Schoenberg ou la troisième Symphonie de Mahler (arrangée à son initiative pour sept cuivres sous sa voix), alimentent l’univers de la chanteuse qui n’hésite pas à balayer tous les horizons dans ses collaborations :
 
 
« j’ai pu travailler avec le Poème harmonique, ou interpréter les Wesendonk Lieder de Wagner à la Monnaie… ».
 
 
Les rôles de Mozart qu’elle aborde aujourd’hui lui permettent d’explorer plus librement la dramaturgie sur scène et de trouver une liberté vocale. Son intégration pour l’année 2020 à la troupe Favart de l’Opéra-Comique aurait dû lui permettre d’endosser le rôle de Mercedes en ouverture de saison, suivie par une tournée en Chine.
 
Diversité des échanges
 
L’évolution d’Aliénox Feix à l’opéra se nourrit de projets atypiques au long cours, comme celui du Jeu des Ombres, une création destinée à une représentation dans la cour d’honneur au Festival d’Avignon, mise en scène par Jean Bellorini. Seule chanteuse au milieu de plusieurs comédiens, la mezzo-soprano a pu entretenir des affinités développées dès son passage au conservatoire, alors qu’elle avait spontanément décidé de se former pendant un mois auprès de l’homme de théâtre Jean-François Sivadier. Le travail symphonique réclame pour sa part un engagement différent :
 
 
« dans ce cas, c’est l’orchestre qui prime. Il faut s’adapter tout en restant fidèle à ses propositions. »
 
 
Celles-ci seront mises en valeur à l’occasion du concert Beethoven de l’Académie Jaroussky qui présentera des programmes de musique de chambre à la Seine musicale en décembre.
 
La scène en perspective
 
Mais avant cela, Aliénor Feix suivra le chef Philipp von Steinaecker pour retrouver Nietzsche et la Troisième symphonie de Mahler à Lubjiana. Le début de l’année 2021 sera marqué par sa participation à une production de Rusalka à l’Opéra de Limoges, tandis que la chanteuse endossera dès juillet le rôle d’Oreste dans La belle Hélène au Théâtre des Champs-Elysées, après un concert en compagnie de l’orchestre de l’Académie Jaroussky en juin. Toute la saison sera rythmée par des représentations du Jeu des Ombres, un projet au long cours qui mènera Aliénor Feix d’Avignon à Lille en passant par Marseille, Grenoble, ou Caen… Dans la perspective de retrouver constamment la scène et découvrir de nouveaux rôles en regardant vers les grandes mezzos dramatiques françaises… et pourquoi pas bientôt Charlotte !
 
« Le Jeu des Ombres »
 
Jean Bellorini signe une réinterprétation du mythe d’Orphée en entrechoquant l’écriture éruptive de Valère Novarina et la musique cristalline de Claudio Monteverdi.
 
Les médias en parlent
Reportage arte
 
Le Jeu des ombres en Avignon
 
Regarder
Un extrait du spectacle
AGENDA
 
23 > 26 & 28 > 30 oct.
Jeu des Ombres,
Fabrica, Avignon
 
5 & 6 nov.
Mahler 3,
Philharmonie Lubjiania
 
12 > 15 & 19 > 22 nov.
Jeu des Ombres,
Les Gémeaux, Sceaux
 
18 déc.
Concert Beethoven
Académie Jaroussky
Seine musicale, Paris
 
29 et 31 janv. et 2 fév. 2021
Rusalka
Opera de Limoges
Le jeu des Ombres 
2021
 
9 juin
Concert avec orchestre de l’Academie Jaroussky
 
1 juill.
La belle Hélène
Théâtre des Champs Élysée/ Les grandes Voix - 
Rôle d’Oreste
 
7/8/9 juill.
La belle Hélène
Opera de Lille
Rôle d’Oreste
 
 
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